Saturday, May 14, 2011

Les oreilles en feu

Ok, j'ai une bonne excuse de ne pas avoir écrit de billet depuis plus de 10 jours... On est en pleine vente de garage et préparation de déménagement!

Je voulais simplement écrire un petit billet rapide pour vous parler du nettoyage d'oreilles avec des chandelles (ear candling). Ma copine Karine est venue nous initier et toute la famille y a passé.




J'ai fait une autre belle rencontre par l'intermédiaire de la blogosphère. Joanna et Matteo sont venus nous visiter et nous avons passé une superbe journée ensemble. C'est comme si on se connaissait depuis toujours! C'est fascinant le lien que permet le monde des blogues...




:: Les chandelles s'achètent dans les boutiques d'aliments naturels ::


:: Le plus intéressant est de couper la chandelle en deux à la fin pour voir ce qui est sorti de nos oreilles! ::

Un court vidéo intéressant de Lidzie Desmarais (de I'm unschooled, yes, I can write) et sa mère sur le unschooling.

Tuesday, May 3, 2011

Simplement...


:: Retour à notre alimentation principalement crue au grand bonheur de tous et de toutes! ::


:: Journée feuilles en biodynamie : encore des semis (basilic, bette à carde, deux types de kale, et laitues diverses). Le petit jardin de notre nouvelle maison ne suffira sans doute pas! ::


:: Un beau cadeau crocheté par une amie de 9 ans que Mathilde a reçu après avoir complété une chasse au trésor. ::

Et nous avons terminé les voyelles et commencé un bloc de révision des quatre opérations mathématiques. Les histoires contenues dans le curriculum de Donna Simmons sont excellentes. Les filles ont adoré Le roi compteur de navets que j'ai raconté pour la révision des additions.



J'adore comparer leurs dessins et voir ce qu'elles ont perçu...


:: Le mien ::


:: Aïsha ::


:: Mathilde ::



:: Mara ::


:: Mathilde a beaucoup aimé m'aider à dessiner les 7 robes que la princesse a reçu pour son anniversaire, mais aussi les 100 navets qui font office de bordure. ::

Wednesday, April 27, 2011

Tussilages et soleil

Ma bonne amie Nini avait décidé de nous offrir un petit cours sur le tussilage aujourd'hui, comme il s'agit de la première plante à pousser ici au Québec (ou plutôt, comme elle nous l'a mentionné, la dernière de la saison de l'an passé).

My good friend Nini decided to give us a little course on Colsfoot today, since it is the first plant of the season here in Quebec (or actually, as she pointed out, the last plant from last season).








:: Les enfants ont dessiné la plante ::
:: The children got to draw the plant ::





:: Et certains étaient plutôt contemplatif ::
:: And some were pretty contemplative about it all ::



:: Nous avons goûté au tussilage en tisane ::
:: We tasted coltsfoot tea ::



:: Un petit garçon très content d'avoir pigé la carte du tussilage dans le jeu Wildcraft! ::
:: A little someone was pretty excited that he picked the coltsfoot card in the Wildcraft game! ::



:: Et nous avons écrasé les feuilles séchées et nous les avons brûlé pour en faire du « sel », mais le goût n'était pas particulièrement concluant ::
:: And we crushed the dried leaves and burn them to make « salt », but the taste was not really conclusive ::


Puis, les enfants ont joué dans la boue, le sable et la rivière tout l'après-midi tandis que nous échangions des graines de légumes pour nos jardins respectifs et que nous discutions de tout ce qui nous unit. Quelle belle vie nous menons!

Then, the children played in the mud, sand and river all afternoon while we exchanged veggie seeds for our respective garden and spoke about all that unite us. What a great life we live!



Tuesday, April 26, 2011

Des nouvelles de Mara

Ça fait déjà 6 semaines que nous avons reçu le diagnostic d'épilepsie de Mara. Au moment du diagnostic, Mara avait environ 20 absences par jour d'une durée allant de quelques secondes à 10-15 secondes. Nous avions remarqué que Mara était souvent « dans la lune » depuis la fin janvier, mais depuis le début du mois de mars, elle avait de plus en plus d'absences. La vitesse à laquelle la maladie progressait était très rapide. Les médecins nous avaient dit qu'il fallait absolument commencer une médication immédiatement. Nous avions besoin de temps pour accueillir la nouvelle et faire des recherches de notre côté, mais la réalité était que nous ne disposions pas de beaucoup de temps. Nous nous étions donné jusqu'à la fin avril pour prendre une décision quant à la médication.

Pendant les premières semaines, nous recherchions jour et nuit tout ce que nous pouvions trouver sur l'épilepsie (Gracias Internet!), nous avons parlé à plusieurs personnes qui souffraient ou qui avaient des enfants qui souffraient d'épilepsie, nous avons communiqué avec plusieurs spécialistes dans les domaines alternatifs... Je me souviens encore du moment où j'ai ouvert un dossier sur l'ordinateur et que j'ai tapé « épilepsie »... c'était moi, mais ce n'était pas moi en même temps... C'était un peu surréaliste.


:: Mara et Aïsha fabrique une pochette pour mettre leurs dessins avec des aquarelles qu'elles ont réalisées ::

Dans les semaines qui ont suivi le diagnostic, l'état de Mara continuait de se détériorer. Elle avait presque 30 absences par jour, certaines avec des tremblements et de plus en plus de longues absences, pendant lesquelles elle marchait et faisait des choses dont elle ne se souvenait pas. Une fois, elle s'est réveillée les deux pieds dans la baignoire (vide) en me disant que la dernière chose dont elle se rappelait était qu'elle dessinait au tableau qui se trouvait dans une pièce plus loin...

Puis, nous avons décidé de couper complètement le gluten, la caséine, le maïs, le soya et le sucre sous toutes ses formes (miel, agave, sirop d'érable et fruits séchés inclus). En quelques jours, elle passait à 10 à 15 absences par jour! Ça fonctionnait!! La semaine suivante, les absences variaient entre 5 et 8 par jour. Puis, depuis une semaine, nous avons décidé de tenter la diète GAPS avec elle, une diète qui prône que la majorité des maux viennent des troubles intestinaux et donc, cette diète permet un repos et une reconstruction de la flore intestinale. Elle contient très peu de fibres et beaucoup de gras, surtout animal. Bref, l'envers de la diète végétalienne crue!

Après une semaine de torture pour tous (moi, j'ai presque jeûné les premiers jours pour me gaver de fruits le soir!), sans progrès concluants (nous sommes toujours à 5 à 8 absences par jour, mais elles sont de plus en plus courtes), nous sommes revenus à l'alimentation que nous avions adoptée avant GAPS et qui semble bien nous convenir à tous. Je tiens juste à mentionner que la diète GAPS est sans aucun doute très bénéfique pour les enfants qui souffrent de troubles intestinaux évidents, ce qui n'est pas le cas de Mara.

Nous sommes encore une fois fascinés de constater l'importance de la nutrition sur la santé et de la vitesse à laquelle les enfants guérissent quand on leur donne le bon carburant! La bataille n'est pas encore complètement gagnée, mais nous avons bon espoir d'arriver à éviter la médication à l'heure actuelle. Nous poursuivons nos démarches avec Céline Arsenault, une excellente naturopathe pour enfants (test de cheveux, analyse de sang vivant, test d'allergies Ig), ainsi qu'avec une ostéopathe et le Dr Philip Incao, un médecin anthroposophe du Colorado.

Nous utilisons aussi des contes thérapeutiques suggérés par Hélène Besnard, dont le conte de Rayon de soleil, dans son livre Entre les notes, qui est très beau et qui semble parler à Mara. L'approche anthroposophique suggère que l'enfant épileptique a une difficulté d'incarnation (le Dr Incao dit d'ailleurs qu'un des problèmes de Mara est qu'elle n'a jamais eu de grosse fièvre), qu'il a de la difficulté a habiter son corps et qu'il se déconnecte donc facilement. Pour Mara, un déclencheur principal est le fait de se sentir inadéquate. Si je passe un commentaire sur le fait que son chiffre est à l'envers (très délicatement), elle a une absence. Le conte de Rayon de soleil est donc l'histoire d'un petit rayon de soleil qui cherche sa place sur la terre. Il va voir une petite pierre blanche et lui demande s'il peut habiter avec elle, elle lui dit qu'elle est beaucoup trop petite, puis, il va voir un ruisseau, qui lui, lui dit qu'il s'assèche en été et qu'il n'aura plus de maison. Chaque fois, Rayon de Soleil retourne dans le ciel car il ne trouve pas sa place (un peu comme l'enfant qui fait une absence). Rayon de soleil va ensuite voir un poulain blond, qui lui l'envoie voir une hirondelle qui lui dit que sa place, c'est la ville, mais rayon de soleil trouve la ville sale et il veut retourner, mais il aperçoit une petite fille qui joue à la marelle et sa queue de cheval lui rappelle poulain blond, elle pleure et ses larmes lui rappelle le ruisseau, puis quand elle sourie, ses dents lui rappellent Petite pierre blanche et il sait finalement qu'il a trouvé sa place. C'est une très belle histoire!


:: Mathilde apprend la chanson qui accompagne l'histoire de Rayon de Soleil au xylophone ::


:: Un autre super jeu confectionné par les amis des fées pour leur anniversaire. On apprend à additionner les dés et à reconnaître les nombres pairs tout en s'amusant! ::

Bref, nous sommes enchantés des progrès constatés en si peu de temps et nous sommes aussi très fiers des ressources que nous avons été capables de mettre en commun pour aider notre fille. C'est la grâce que je souhaite à de nombreuses familles aux prises avec des problèmes de santé!

Sunday, April 24, 2011

Le printemps?

Ça y est, j'ai mis le roi hiver au rancart!


:: Notre table des saisons ne porte plus de traces de l'hiver ::


:: Les vêtements sur la corde : cette odeur unique! ::


:: S'asseoir dans le gazon! ::


:: Sortir les outils ::


:: Premier repas dehors! ::

Spectacle extérieur










:: Randonnée À Orford au Vieux-Camp ::


:: Leçon de dominos ::


:: Cours de petit point avec grand-maman ::

Leçon sur le I avec les textes d'Hélène Besnard.





Et nous avons finalement reçu les assiettes que nous avions peinturé au Café des artistes pour l'anniversaire des fées.







Sunday, April 17, 2011

Escapade dans le passé

Ce week-end, nous faisions une escapade à Montréal pour célébrer nos 12 ans de vie amoureuse! 12 ans!! Wow! Il s'en est passé des choses dans notre vie en 12 ans!

Comme des gamins, nous étions tout excités de parcourir les kilomètres qui nous séparaient de la métropole au volant de MON West, mon premier véhicule juste à moi!! Un incroyable cadeau de mon papa.







Nous sommes tellement contents d'avoir ce West que nous comptions même dormir dedans à Montréal, mais avec la température annoncée et comme JF venait de dénicher un sympathique B&B, nous avons remis notre première nuit de camping à un peu plus tard.

Au coeur de Verdun, tout près de la piste cyclable au bord de l'eau est sis Le Terra Nostra. Quel bel endroit! Nous avons aussitôt été charmé par l'authenticité et le charisme de la propriétaire et le cachet des lieux!


Photo tirée du site Web du Terra Nostra

Nous n'avons pas non plus été déçu du menu déjeuner qui nous avait attiré. En plus, la propriétaire est sensibilisée aux réalités alimentaires différentes (sans gluten, végétalien, Halal, etc.). En plus, l'endroit présente des œuvres d'art d'ici et d'ailleurs qui ne laissent pas indifférents.


Photo tirée du site Web du Terra Nostra


:: Je suis d'ailleurs tombée amoureuse de ce superbe collier. ::

Aussitôt nos valises déposées, nous nous sommes empressés de filer sur St-Denis profiter des derniers rayons de soleil de la journée. Dès que j'ai poussé la porte du métro, la bourrasque à l'odeur unique du métro de Montréal a fait remonté en moi une vague de souvenirs aussi inattendus qu'intenses... Le crissement des rails du métro qui entre en station, les regards fuyants des gens qui se toisent sans vraiment se voir, l'air blasé du vendredi des gens qui rentrent chez eux...

Je regarde la carte des stations et une autre vague de souvenirs m'envahit... Côte-Ste-Catherine : mon premier appart à Montréal, la réalité de me sentir une minorité visible dans ma propre province, le petit épicier grec qui vendait le meilleur féta que j'avais goûté dans ma vie à un prix dérisoire... Vendôme : le club de photo dont je faisais partie et où je faisais drôlement baisser la moyenne d'âge... Préfontaine : l'escalade chez Horizon Roc... Guy-Concordia : combien de fois y suis-je descendue pour me rendre à mes cours de traduction? Peel : notre premier appart à JF et moi... On y descend pour souper et mes pieds me guident vers la sortie à prendre sans que mon esprit en ait même conscience... Place-des-arts : les cours de danse aux Ateliers de danse moderne, le côté tellement individuel, je m'y sentais si seule... Berri : mon premier emploi à Montréal à la boutique de plein air l'Aventurier où j'ai passé de belles années...

Côte-Vertu : mon accident dans le métro, les gens qui sortent du wagon sans m'aider à me relever malgré mes cris de douleur, l'ambulance... mais aussi, mon premier emploi dans le West Island, en tant que rédactrice en chef d'une revue médicale à 21 ans... et le stress et le climat de travail malsain et abusif qui ont eu raison de ma santé mentale... Lionel-Groulx : la terrible dépression qui m'assaillait dans ce petit apart à deux pas du Marché Atwater... les balades le soir le long du canal Lachine avec notre gros St-Bernard... Bonaventure : mon premier poste dans une grosse entreprise, chez IBM dans une grande tour de Montréal, les tailleurs 3 pièces, la carte-photo au cou, les cubicules... l'envie de mourir... c'est ça la vie d'adulte? Vraiment? Je n'en pouvais plus de cette vie insensée... Un soir, après le travail, je descendais dans l'interminable escalier roulant vers le métro, décidée à mettre fin à un an et demi de souffrance étouffante que rien ne soulageait... puis, dans l'escalier qui montait, une petite fille aux cheveux bruns bouclés qui avait peut-être 4 ans me fixait intensément de ses yeux noirs. Quand nous nous sommes croisées, j'ai eu le sentiment très intense que c'était ma fille, celle que j'aurais avec JF plus tard... nos regards sont restés accrochés l'un à l'autre jusqu'à ce qu'elle disparaisse en haut de l'escalier... et je me suis mise à pleurer, à pleurer au bord de la rame de métro, à pleurer pour noyer cette souffrance injuste qui m'empêchait de goûter le bonheur de la relation que je vivais avec JF, et avec ma famille aussi... Je n'ai jamais oublié ce regard, car quand je regarde dans les yeux de mes filles, je le vois encore...


:: Virée sur Mont-Royal pour faire un saut chez Kali, une boutique que j'adore. ::

Mis à part les iPhones omniprésents et les panneaux d'affichage électronique, rien ne semblait avoir changé dans les sous-terrains de la métropole...

Au retour, en descendant les marches à vive allure en entendant notre métro arriver, je rigole en remarquant le mouvement de la peau flasque de mon ventre qui a porté des jumelles et une autre petite fille peu de temps après, au Yukon, bien loin de cette ville où j'ai tant souffert... cette légerté qui m'habite, ce mal-être qui ne m'alourdit plus... L'anxiété qui ne m'envahit plus quand les portes du métro se referment sur moi, dans la foule bigarrée... Oui, certaines choses ont changé depuis 12 ans... Et je prendrai volontiers les marques de la maternité sur mon corps contre cette terrible souffrance qui me grugeait de l'intérieur...

Ce week-end, ça m'a fait tout drôle de juxtaposer passé et présent et de constater qu'il reste encore un peu de nous dans les rues de Montréal...