Sunday, October 14, 2012

Finding joy



Inspirée par le billet de ma copine Edith, j’ai eu envie de vous parler de la joie. Je me souviens bien de mes premières années sur le marché du travail en traduction (j’ai écrit combien j’étais déprimée à cette époque dans ce billet), à changer d’emploi (et/ou d'appart) tous les six mois, en quête d’un poste qui me donnerait envie de me rendre au boulot, en quête d’un job qui ne me donnerait pas le blues du dimanche soir et les highs de vendredi après-midi, en quête de sens en fait.

Inspired by my friend Edith’s post, I wanted to write about joy. I clearly remember my first year on the job market in translation (I wrote about how depressed I was at the time in this post). I changed job (and/or apartment) every six months, trying to find a position that would make me want to go to work, trying to find a trade that would not give me the Sunday night blues and Friday afternoon highs... trying to find a life that made sense.

:: Wheatgrass for our green juices/Herbe de blé pour nos jus verts ::
J’ai fait une incartade dans le monde de l’agriculture bio en m’inscrivant au Cegep de Victo pour un retour aux études qui ne dura que quelques semaines quand mes idéaux se sont heurtés à la réalité de la vie de fermier, la productivité, les cours de gestion et de marketing…

I dipped my toes in the world of organic agriculture and went back to school at Cegep de Victo. It took only a few weeks for my ideals to be shattered by the reality of the farmers’s life, productivity, management and marketing classes…

En arrivant au Yukon, en testant les eaux d’une autre profession (qui me confirma que ce n’était pas la nature du travail qui ne me convenait pas, mais plutôt le cadre) et en devenant maman, les choses ont changé. J’ai commencé à faire un peu de traduction à la pige, entre une sieste et un biberon, une brassée de linge et la préparation du repas du soir… et à ma grande surprise, j’ai constaté que j’aimais la traduction, à temps partiel, chez moi, à mes heures.

When we arrived in the Yukon, I tested the waters of another occupation (that confirmed that it was not the nature of my job that didn’t work for me, but it's framework) and when I became a mom, things changed. I started to do some freelance translation, between a nap and a bottle, a laundry load and dinner food prep... and much to my surprise, I realized that I loved translating, part time, at home, on my own schedule.

:: Beautiful fall colors in Northern Utah/Magnifiques couleurs d'automne dans le nord du Utah ::
L’envie de plus d’auto-suffisance, de réduire notre empreinte écologique et d’un contexte enrichissant pour faire l’école à la maison, doublé d’une envie de se rapprocher de nos familles, nous a amené à acheter notre petite ferme au Québec. Il y avait beaucoup de pain sur la planche pour deux citadins plus intellectuels que bricoleurs et le projet était ambitieux. Forts de nos convictions, nous nous y sommes lancés à fond. La liste de choses à faire ne faisait que s’allonger et l’envie d’aller faire le train à 20 h, une fois les filles couchées, avant de se lancer dans un gros contrat de traduction à remettre le lendemain n’était pas toujours au rendez-vous…

The desire to live a more self-sufficient life, to reduce our ecological footprint and to provide a rich context to homeschool our girls, coupled with the desire to be closer to our families, led us to buy a little homestead in Quebec. Much had to be done for two urban dwellers like us that were more intellectuals than handy people. The project was ambitious. Armed with these convictions, we delved head first and poured our hearts into it. Our to-do list was ever growing and the desire to go do the farm chores at 8 pm, once the girls were in bed and before attacking a big translation contract for the next morning was not always present...


Malgré l’ampleur de la tâche, je sentais mon utilité et mon rôle bien définis : fermière autodidacte, responsable de l’éducation de mes filles, du bien-être de ma grand-mère qui habitait avec nous, de la bonne alimentation de ma famille, du bonheur de tous…

Notwithstanding the complexity and size of the task, I felt valuable and my role was well defined: I was a self-taught farmer, responsible for my daughters’ education, for my grand-ma’s well-being, for feeding my family healthy food and more or less for everybody’s happiness...   


Je me souviens clairement d’un soir où JF et moi étions en train d’arroser le jardin et de « cueillir » les limaces qui l’avaient envahi, fatigués et à bout de souffle. On s’est regardés et je lui ai demandé : As-tu du plaisir, toi? Et c’est là que nous avons réellement pris conscience que malgré l’énorme sentiment de satisfaction que nous éprouvions, le plaisir n’était pas vraiment de la partie. Et c’est là que le bât blesse… Plusieurs fermiers diront que le plaisir n’est pas ce qui compte le plus, mais je vous dirai que quand il n’y a pas de plaisir, la nourriture a drôlement moins bon goût et la vie que vous vivez aussi. 

I clearly remember one night where JF and I were watering the garden and "picking" the slugs that invaded it, tired and at the end of our rope. I looked at him and asked: Are you having fun? And this is when we truly realized that even with the incredible feeling of satisfaction we were experimenting, fun was not a big part of our reality. And this was where the problem lied... Many farmers will say that fun is not what matters the most, but I can say that when there is no fun, the food you produce is considerably less tasty and the life you live too.




Ce projet qui au départ visait à offrir un cadre idéalisé à nos filles était pour le moment une source de tension pour tous. Les filles n’étaient qu’à demi intéressées par la ferme et je n’avais que très peu de temps pour réellement être avec elles, entre la transformation du lait, le train du matin et du soir, le désherbage, etc. Puis, presque tous les soirs, après le train, la traduction, les chansons et les histoires, je m’installais pour faire au tableau un beau dessin qui accompagnerait l’histoire que j’essaierais de ce pas de mémoriser jusqu’à m’endormir dessus… et c’est sans compter que le lendemain matin, lorsqu’en chantonnant et en allumant la bougie j’inviterais mes filles à venir se joindre à moi pour la fameuse histoire, je serais confrontée à des grognements plaintifs ou des visages rébarbatifs… Quelque chose n’allait clairement pas… Pourtant, je me sentais tellement confiante dans ces rôles auto-attribués, tellement sûre d’où était ma place… confirmée.
  
The idea of the project which was also at first to provide an idealized context to homeschool our daughters was now a source of tension for all. Our girls were only somewhat interested by the farm and I had very little time to really be with them, between the transformation of milk, the morning and evening farm chores, weeding the garden, etc. Then, almost every night after the chores, the translation, the songs and stories, I would draw a nice chalkboard drawing to accompany the story I was about to memorize until I fell asleep on my book… and this is not to mention that the next morning, while I would call the girls to join me in a sing-songy voice while lightening the candle, I would be confronted with whiny grunts and off-putting faces… Something was clearly wrong... However, I felt so confident in these roles, so sure of where I belonged...


Chaque jour, je me couchais en aspirant à plus de joie, à éradiquer les prises de bec, les tensions, les obligations que nous nous étions artificiellement créées. En désirant me créer une vie plus simple, j’avais fait exactement le contraire. En aspirant à plus de liberté, je m’étais créé une prison de laquelle partir pour un tout petit 4 jours nécessitait 2 semaines de préparation et beaucoup d’inquiétude en notre absence… Décidément, cette vie n’était pas taillée pour nous, du moins pas si nous voulions être heureux…

Every day, I went to bed aspiring to more joy, hoping to see fights, tensions and obligations that we artificially created by ourselves go away. By wanting to create a simpler life, we did exactly the opposite. By wanting more freedom, I had created a prison that required 2 full weeks of preparation to leave for a mere 4 days... and that generated lots of worries... Obviously, this life was not for us, not if we wanted to be happy…

C’est pendant ces fameuses vacances de 4 jours que j’ai dévoré le livre de Léandre Bergeron (Comme des invitées de marque) et qu’un déclic s’est fait en moi. J’ai laissé tomber les séances d’école et j’ai simplement commencé à accompagner mes filles dans ce qui les fascinait… nous avons vendu une vache, puis l’autre, puis les moutons, les lapins, puis finalement les poules, les canards et l’oie, et nous sommes partis en road trip au Yukon pour l’été. Au retour, nous vendions la ferme pour commencer notre vie de voyageurs.

It is during that 4 days of holidays that I read Léandre Bergeron’s For the sake of our children and that something shifted in me. I let go of school-like sessions at home and simply followed my girls in their interests... We sold a cow, and the other, and the sheep and the bunnies and finaly the hens and ducks and the goose and we left for the summer on a roadtrip to the Yukon. When we came back, we sold the farm to start our travel life.


Et en voyage, il n’y a pas de liste de choses à accomplir chaque jour. Je n’ai rien à prouver, rien à atteindre. Pas de performance. On est de retour à l’essentiel. Et mon rôle? Quel rôle? Les rôles sont des carcans dans lesquels on s’enferme pour se donner de la contenance, pour justifier nos actes parfois contrôlants et castrants. Depuis que j’ai accroché mes nombreux chapeaux, je suis redevenue juste moi. Je vis, j’aime, je ris et je suis empreinte de gratitude pour cette vie vivante et pleine de joie que j’ai la chance de vivre au quotidien. Et je me sens tellement libérée.

When we travel, we don’t have a to-do list. There is nothing to prove, nothing to achieve. No performance. We are back to the basics. And my role? What role? Roles are corsets in which we lock ourselves to put up a bold front, to justify of acts that are sometimes controlling and castrating. Since I hung my many hats, I am back to being simply myself. I live, I love, I laugh and I feel grateful for this. 




20 comments:

clemferrat said...

En cette veille de retour au boulot pour Manu, le sujet de ton billet était le sujet de notre conversation de ce matin au déjeuner...

Anonymous said...

Je te lis religieusement depuis un certain temps et je comprends absolument de quoi il est question ici, ces sentiments... Nous avons tenté d'être fermiers, par convictions certaines... En vivre?.. Le stress , la production s'installe malgré nous; c'est la fin du plaisir et des joies! Le deuil cet été fut difficile, mais o combien libérateur de tensions...
Maintenant, qu'adviendra-t-il?..
Marie- Claude

Andréann said...

Très inspirant!!
Je trouve très joli le curiculum Waldorf... Mais c'est pas pour nous, toute cette préparation... c'est pas pour organiser nos journées que je veux faire l'école à la maison! c'est pour la liberté!
Et la vie de fermier, tout ce que tu as dit, c'est tellement vrai! Ce que mon chum a choisi comme carière (médedin) au lieu de reprendre la ferme de son père n'est pas de tout repos, mais si on veut partir quelque part, on peut!

L'équipe du Journal JOSE said...

Merci Catherine ! :-)

Merci de partager ta joie. La joie, c'est vraiment contagieux, ça donne toujours le goût de faire nos prochains choix en fonction de plus de joie dans nos vies.

Comme le chantait Angèle Arsenault:
«Je veux toute toute toute la vivre ma vie... »

Merci !

Édith... qui cherche sûrement trop loin en ce moment, comment faire quelque chose de simple et de joyeux, avec quelques compétences et des dettes !!! :-s

Neptune said...

Salut Catherine

Je suis bien contente de voir ton billet. Je suis justement en train de vivre ce que tu as clairement vécu il y a quelques mois.

Je tente de me sortir du carcan, comme tu dis, dans lequel je prise, mais je n'ai pas encore réussi a me trouver, à nous trouver. L'expérience que tu vis présentement, c'est celle que j'ai vécu quand j'étais jeune, et que je voudrai donc faire vivre a mes mousses. Malheureusement, nos sources de revenu ne nous permettent pas ça, et c'est là que je suis coincé. J'ai lu Léandre Bergeron, John Holt, et je crois sincèrement dans leur principes. Mais je crois que pour que ça marche, ça prend une vie ou les expériences nous passes rapidement en dessous du nez pour ouvrir les horizons, et génerer des intérêts nouveaux. Je crois que ça prend une expérience familiale différente et spéciale pour que ceci fonctionne. Je ne suis pas certaine qu'un enfant, dans sa maison, en plein milieu de la ville a accès a de si riches expériences, et à ce moment là, elles doivent êtres artificellement crées, ce qui enlève la fameuse spontanéité et le naturel qu'on recherche. (I.e. Les curriculums...)

En lisant ton billet, qui je dois avouer, tombe a pic pour moi, je vois en fast forward les options auquels j'ai réfléchi, ou que je contemple pour l'instant. Bref, retour à la case 0, je ne suis clairement pas fait pour les cadres moi non plus.

Et pendant que je rêve à ce que je veux, ce que nous voulons, je me questionne encore... Les gens plus âgés disent que la géneration X nous sommes des enfants gâtés et qu'on ne connait pas la valeur du travail, qu'on est parresseux...(ils n'ont rien vu encore...la générTion d'après...). Est-ce c'est ce qu'on transmet a nos jeunes quand on les laisses être a l'extérieur du cadre, malgré le fait qu'ils s'épanouissent mieux que les autres? Et quoi faire une fois qu'on a chamboulé la vie, et que les enfants sont partis?

Comme tu peux constater, moi je suis encore dedans, mais ça me fait du bien de voir que d'autres qui ont vécu les mêmes questionnement, on trouvé réponses à leurs questions.

Je te pose une question, mais sens toi bien a l'aise d'y répondre ou non...

Avec l'éxperience que tu as présentement, regrettes-tu tout le temps que tu as passé a vivre dans le cadre de la pédagogie Waldorf? Y crois-tu encore, en êtes vous encore influencés?

Merci d'avoir partagé ton expérience, je retourne a mes réflexions.

Valérie

Fawn said...

I am so joyful for you! Somewhat envious, too, even though I love my life. I feel lucky and blessed to be able to do what I love, but yearn for the simplicity of fewer material things. You would think that would be a simple thing to achieve, wouldn't you?

Anyway, you are inspiring! I want to say you're lucky, too, but you've worked hard to figure out how to live a life that works for you and your family, whereas most people wouldn't try so much and continue the routines that drain joy from their lives. So lucky is not really the right word. But fortunate.

Whatever the word is, this is a beautiful post.

Catherine said...

@ Clem : je suis heureuse que mon billet ait inspiré une conversation... et un désir de réfléchir à d'autres possibilités, peut-être...

@Marie-Claude : je comprends tellement ce que vous pouvez vivre. C'est un deuil difficile, oui. Le deuil d'un idéal qui ne nous convient pas. J'espère que vous trouverez la voie qui vous convient et qui vous mène à plus de joie!

@Andréann : Tout à fait! Moi non plus je n'ai pas choisi l'école à la maison pour reproduire le carcan de l'école, je veux de la joie et de la liberté pour nous tous!

@Edith : Je souhaite de tout coeur que tu trouves une façon de semer la joie autour de toi et de payer les dettes avec!! J'ai bon espoir!

@Neptune (Valérie) : si tu crois aux principes énoncés par Léandre, Holt et Sandra Dodd, vas-y, fais le grand saut! Il ne faut pas attendre d'avoir le contexte que l'on croit idéal pour vivre nos idéaux! C'est une croyance erronée que beaucoup de familles entretiennent que le unschooling ne fonctionne pas dans un contexte "ordinaire". Si tu crois à la liberté, j'imagine que ça ne goûte plus bon pour toi de forcer tes enfants à suivre un curriculum, non? Tu te trouves donc dans un grand dilemme... Oui, peut-être que la vie de voyage ou la vie sur une ferme offrent beaucoup d'occasions d'apprentissage, mais la vie quotidienne, en famille, une vie vivante comme dit souvent Edith sur la liste sur laquelle elle et son conjoint partagent leur expérience et offrent beaucoup de soutien aux familles qui veulent vivre plus de joie ensemble (http://fr.groups.yahoo.com/group/AvecNosEnfants/). Viens te joindre à nous, pose tes questions et comme je sais que tu parles anglais je t'invite aussi à venir sur la liste de Sandra Dodd (AlwaysLearning). Lis, pose des questions, essaie un peu et vois la joie se décupler autour de toi. Écris-moi en privé si tu veux continuer cette discussion, ça me ferait plaisir!

@Fawn : Simplyfying is one of the toughest thing. No wonder there are so many books on such a simple subject! But it feels amazing to have just a couple of shirts and pants and a super small place to clean! Yes, we are fortunate!

Catherine said...

@Valerie... j'oubliais de répondre à ta question sur la pédagogie Waldorf... Je dirais oui et non. J'avais besoin du cadre offert par la pédagogie Waldorf quand les filles étaient petite, de la routine, du rythme, pour garder la tête hors de l'eau avec 3 bébés. Elles ont adoré toutes les histoires, l'artisanat, les matériaux nobles, les chansons et rondes... Dès que j'ai senti que ça n'allait plus (quand les jumelles ont eu 5 ans et Mathtilde 4), elles commençaient à ne plus vouloir suivre ce que je proposais... Je regrette un peu d'avoir insisté pour certains aspects, mais je suis aussi contente d'avoir vécu la première année, d'avoir vu ce à quoi elles s'astreignaient au début par plaisir, puis plus pour me plaire et d'avoir été capable de choisir d'écouter mes filles au lieu des écrits de Steiner. Je crois encore en l'intérêt de lire sur certains sujets à un âge particulier qui correspond à ce que vie l'enfant. Par exemple, on aimerait bien aller apprendre la grèce antique en 5e et les romains en 6e sur place, dans nos voyages... On verra bien!

Luna rossa said...

Comme ce message résonne en moi !
Reconnaitre ses véritables besoins, ses véritables envies, c'est un vrai parcours initiatique qui prends une vie parfois.
Je suis en plein dedans pour ma part: mes choix de vie sont différents mais la motivation de mieux se connaitre et de vivre en accord avec soi même est bel et bien la même que toi.
Je te souhaite un beau chemin de vie !

Laurence said...

Merci Catherine, encore une fois :-).

isabelle said...

Merci catherine, j'aime lire tes posts comme ceux ci !
ceux de voyages me font tjrs rêver et m'apprennent tjrs tant sur l'Amérique ;))
Dernièrement avec les enfants je leur ai demandé si ils ne souhaitaient pas que l'on fassent différemment, que ce soit eux qui me disent ce qu'ils veulent apprendre, qu'on ne fasse plus notre "école" du matin et tous les deux m'ont répondu "non on trouve ça super, sinon on ne saurait pas quoi faire, on ferait que ce qu'on sait faire et on oserait pas faire ce qu'on aime moins..." J'observe que mes enfants se laissent porter par moi par ce que je prépare pour eux, c'est sympa on est ensemble c'est pour nous de bons moment mais je dois rester vigilante pour ne pas en faire de bons petits élèves...et cultiver en eux le désir de chercher par eux même, l'initiative, l'autonomie, etc.

ce que tu vis et nous fais partager catherine a tjrs été pour moi en connection avec ce que je vis et ce que je pense et je vois que nous sommes très nombreux, reliés par les mêmes énergies (je ne sais comment appeler cela...)

Alors ton livre sur l'ief il sort quand ?

Vos témoignages à vous autres sont très chouettes aussi !

coeurtendre2 said...

C'est tellement un beau billet, là! Tu m'inspires a me poser de nouveau les questions importantes pour moi!

Catherine said...

@Luna rossa : tout à fait d'accord : un vrai parcours initiatique! Bonne chance dans tes réflexions!

@isabelle : je pense que tant que tu es super ouverte et que tu ne mets pas de pression aux enfants (ce que je sais pertinemment que tu ne fais pas), c'est parfait. Si tu sens clairement qu'ils suivent ce que tu proposes parce que ça leur plaît réellement (et ça semble être le cas) et non pour te faire plaisir ou obtenir ton amour ou ton attention (de là l'importance d'être présente et disponible à d'autres moments que pendant les moments d'école), tout est parfait. Tu es une femme très sensible et connectée, et comme tu le dis bien, il faut faire attention à ne pas tuer l'initiative.

Pour ce qui est du livre, on vient de faire contact avec un éditeur! On attend des nouvelles!

joanna said...

ze plus beau billet que j'ai lu de toi. comme un fruit mur qui tombe d'un arbre.
WAW.
je suis en admiration devant tout ce chemin parcouru.
un chemin qui n'est pas parfait, un chemin qui a des moments durs,
un chemin qui est TON CHEMIN.
je t'embrasse très fort mon amie.
tu m'as émue avec ce billet.

Francesca said...

Wonderful post, Catherine. I remember you writing about this part of our family journey before, and seeing now what you're doing, it was the perfect decision and choice - you're now able to tackle the little and bit hitches that any journey has with a smile on our face!

Neptune said...

Je te reviens avec un courriel sous peu... ;)

Stacey said...

Cat, this is such an eye opening post for me. I do already feel like I know you, & yet now I can put more pieces of the puzzle together and the picture becomes clearer & more interesting. I can't wait to meet you one day to see how it is that one woman can live so many lives. You have been successful in so many rich endeavors, and I appreciate the wisdom you share from your experiences. I want to be like you when I grow up: you say you have hung up many hats but you work a fullfilling job, you successfully, healthfully, and sincerely raise 3 beautiful, intelligent girls, while in a happy marriage/partnership, and travel the world all at the same time. Its the details though...I love your style!! So happy I can read your blog/ see your amazing photos! (ex. it takes a LOT of time & planning to do anything waldorf-style...I know this is no longer the daily goal, but you did; also, it can take a lot of time & effort & structure to eat raw vegan; it sometimes takes a lot of balance & devotion to keep a happy marriage while juggling all the other parts, & I haven't wven mentioned work yet! It can be quite difficult to regulate your time online between personal/family life vs photo editing, blogging, working & keeping up social contacts while on the road...plus you must do all kinds of trip planning & unschool strewing/ attending lectures, museums, star gazing etc with the girls....my head spins!!!! Really would love a peek at a day in your life to learn how you so effectively manage it all!

Catherine said...

Thanks so much Stacey for taking the time to write this beautiful comments. It warms my heart. Yes, I am very organized by nature and my life lesson is to learn to do less (because with such orgazisation skills, it is easy to do everything!). I am lucky to have an amazing husband who does at least half of everything and this frees time for me to write and work on my photos (my passion). I wish we will meet some day too!

Manuelle Oyhanto said...

Merci Catherine pour ce post, je suis heureuse que tu partages ici le fil rouge qui t'a amené du homeschooling Waldorf à la vie itinérante et unschooling. Mes enfants sont petits, le rythme de la vie du jardin d'enfant à la maison m'aide, mais pour moi ce doit être une respiration, pas un corset. Alors je ne prépare pas toujours, et on ne suit pas toujours le rythme de la semaine, on se laisse faire par les imprévus. Je ne sais pas comment se passera l'année prochaine quand ma fille aura l'âge de la première classe. EN semptembre Jean-Pierre Lépri est venu animer un atelier par chez nous, et il disait des choses très fortes, qui me parlaient aussi : l'éducation c'est décider pour qqn d'autre ce qui est bon pour lui. J'imagine que tu connais cet homme bien évidemment, son site le CREA est très riche. Je me laisserai bousculer l'été prochain et j'irai à la rencontre annuelle qu'il organiser, le thème sera les limites et l'autorité, des mots qui sont durs simplement à prononcer, surtout quand on voit tes belles photos qui ne parlent que de liberté !
Au plaisir de suivre vos aventures Catherine, merci de partager ton chemin avec autant d'authenticité :)

Catherine said...

Bonjour Manuelle! Oui, le rythme du jardin est aidant dans les premières années et l'important est de rester flexible et à l'écoute des enfants. Je connais et j'aime beaucoup Jean-Pierre Lepri. Quelle chance tu as de faire des ateliers avec lui!