Tuesday, October 30, 2012

A lesson in letting go...

À notre retour du Costa Rica, je suis allée entendre la conférence d’Edith sur le radical unschooling au Symposium de l’AQED. J’étais prête à lâcher prise sur mes derniers bataillons : l’alimentation, les médias et l’heure du coucher. Pour l’heure du coucher, on en était déjà pas mal rendus-là et avec la vie sur la route, le soleil du Costa Rica qui se couche à 18 h et celui du Yukon qui se couche à 23 h, nous étions déjà plutôt flexibles, mais je n’en étais pas encore rendue au point de laisser les filles choisir quand elles iraient au lit. Je tenais trop à mes soirées tranquilles, un petit moment à moi, pour écrire, travailler ou être avec mon amoureux. Mais je tenais encore plus à ce que mes filles soient responsables de leur vie et qu’elles puissent réellement s’écouter.

When we came back from Costa Rica, I went to hear Edith’s talk on radical unschooling at the AQED Symposium. I was ready to let go of my last battalions: food, media and bedtime. For bedtime, we were pretty much there with life on the road, the sun of Costa Rica that goes down at 6pm and the Yukon’s that stays up till 11 pm. We were pretty flexible, but I had not yet reached the point of letting the girls choose when they would go to bed. I wanted my evenings of quiet to write, to work or to be with my love. But what I wanted even more was that my girls feel in charge of their lives and to learn to listen to their own inner voice.
:: Rules are everywhere. We don't need to create anymore in our family life./Les règles sont partout. Ce n'est pas nécessaire d'en créer d'autre pour régimenter notre vie de famille. ::

Un enfant qui a grandi dans la liberté sait bien nommer ses besoins et a des arguments entièrement justes. Peu à peu, les filles sont devenues entièrement responsables de leur horaire de sommeil. À l’heure actuelle, elles sont souvent au lit vers 20 h, elles lisent, dessinent ou écoutent des histoires enregistrées ou de la musique douce sur leur petit lecteur MP3 (très pratique dans les endroits bruyants!). Il n’y a pas de chicanes, pas de discussions ou de négociations. Elles vont même souvent au lit plus tôt qu’avant!! Elles sont vraiment libres d’écouter leur corps et ses signaux… c’est merveilleux! Et quand elles choisissent d’écouter des histoires sur leur MP3 un peu trop tard et qu’elles ne sentent pas en grande forme, elles font le lien et font souvent un choix différent la fois suivante. Petit article sur le sujet ici.

A child who grew up free knows her needs and her arguments are entirely accurate. Gradually, the girls became fully responsible for their sleep schedule. Now, they are often in bed at around 8pm, they read, draw or listen to recorded stories or soft music on their MP3 player (very useful in noisy places!). There are no battles, discussions nor negotiations. They will often even go to bed earlier than before! They are truly free to listen to their bodies and its signals... it is wonderful! And when they choose to listen to stories on their MP3 late at night and do not feel in great shape the day after when we go hiking, they see the connexion and often make a different choice the next time. Short article on this subject here.

:: Decadent deserts and homemade icecream at Café Diablo, in Torrey, Utah. Desserts décadents et crème glacée maison au Café Diablo, à Torrey, au Utah. ::

Pour la nourriture, elles ont le contrôle total de leur horaire et de ce qu’elles veulent manger. Elles ont en permanence un panier rempli de collations à leur choix dans la voiture (fruits, légumes, noix, smoothies, barres de fruits, barres d’énergies, craquelins, etc.) et elles mangent quand elles veulent. Bien sûr, il se peut que quand l’heure du repas arrive, l’une d’elles n’ait pas faim et nous respectons cela. La dernière chose que je veux apprendre à mes filles c’est de manger quand elles n’ont pas faim parce que c’est l’heure du repas. On choisit les recettes de la semaine ensemble et on fait l’épicerie ensemble. On essaie de dire oui le plus possible à ce qu’elles demandent, dans la mesure de nos moyens. Excellent article sur la nourriture ici.

In regards to food, they have full control of their schedules and of what they want to eat. They constantly have a basket filled with snacks of their choice in the car (fruits, vegetables, nuts, smoothies, fruit bars, energy bars, crackers, etc.). They eat what they want, when they want. Of course, it is possible that when meal time arrives, one of them is not hungry and we respect that. The last thing I want to teach my girls is to eat when they are not hungry because it is mealtime. We choose the recipes of the week together and do the grocery shopping together. We try to say yes as much as possible to what they want, while respecting our budget. Great article about food here.

:: Making pretend donuts./Les filles préparent des beignes de sable. ::

In Parenting A Free Child: An Unschooled Life, Kream explains, “My children have always made their own food choices and have well balanced, nutritious diets. They do not think of food as good or bad but as fuel for their bodies. They have never wanted any food badly enough to beg for it because they have never had to beg for any food. They eat when they are hungry and stop when they are full. How many adults who were controlled as children wish they had that ability?”

:: Homemade popcorn for a windy afternoon snack./Du bon maïs soufflé maison en collation par un après-midi venteux. ::
Pour ce qui est des médias, ceux qui me connaissent sauront qu’avec mon background Waldorf, j’étais TRÈS anti-médias. Peu à peu, et avec le temps, mon idée a évolué sur le sujet. Au Costa Rica, il n’y avait pas de limite sur ce qu’on pouvait télécharger en ligne et JF a trouvé plusieurs beaux films Imax sur des animaux et des représentations du Cirque du Soleil. Puis, au retour au Québec, nous les avons initiées à Fifi Brindacier et Passe-Partout. Nous regardions les épisodes avec elles et c’était un grand bonheur de les voir rigoler et adorer ça.

Regarding the media, those who know me know that with my Waldorf background, I was VERY anti-media. Gradually, and with time, my idea has evolved on the subject. In Costa Rica, there was no limit on what we could download online and JF found several beautiful Imax films on animals and performances of the Cirque du Soleil. Then, when we returned to Quebec, we introduced them to Pippi Longstocking and Passe-Partout. We watched the episodes with them and it was a delight to see them laugh and love it.
:: Friday night camping in the beautiful middle of nowhere (we put on music and dansed!)./Camping du vendredi soir dans le (magnifique) milieu de nulle part (on a même mis de la musique et on a dansé!). ::

Quand JF est arrivé à la maison avec un camion (pour tirer la roulotte) doté d’un lecteur DVD, j’ai eu peur. Nous qui n’avions jamais eu de télévision. Nini nous avait donné le premier coffret de Passe-Partout que ses garçons ne regardaient plus… Après deux semaines de route à regarder des Passe-Partout en boucle, elles parlaient maintenant avec les intonations de Pruneau et Cannelle et JF et moi nous demandions si nous avions vraiment pris la bonne décision de leur laisser le contrôle total de l’écran. J’ai beaucoup échangé sur le sujet pendant cette période sur les listes de unschooling, dont la liste d’Edith (en français). Une journée, exaspérés de voir que les filles ne portaient qu’une attention distraite aux beaux paysages que nous leur pointions, nous avons décidé d’instaurer la règle qu’elles pouvaient commencer à regarder à partir de 16 h. Bien évidemment, elles ont passé la journée à demander s’il était 16 h. On créait ainsi un intérêt démesuré pour cet interdit… un classique! Nous nous sommes rapidement ravisés…

When JF came home with a truck (to pull the trailer) with a DVD player, I was afraid. We never had a TV since the girls were babies. Nini gave us a Passe-Partout DVD colleciton her boys didn’t watch anymore... After two weeks on the road watching Passe-Partout, they spoke now with Pruneau and Cannelle’s intonations and JF and I were wondering if we had really made the right decision to allow them total control of the screen. I shared a lot on the subject during this period on unschooling lists, including Edith’s list (in French). One day, exasperated to see that the girls paid little attention to the beautiful landscapes we pointed to them, we decided to establish the rule that they could start looking from 4pm. Obviously, they spent the day asking if it was 4pm. We thus created an enormous interest for this ... the last thing we wanted! We quickly changed our minds...
:: And what a wonderful sunset in the desert we had that night./Et quel merveilleux coucher de soleil nous avons eu dans le désert ce soir-là. ::
Depuis, nous avons acheté plusieurs DVD et nous sommes heureux de les entendre chanter les chansons de Mary Poppins, d’apprendre l’anglais en regardant The last Unicorn. L’autre jour, j’ai bien rigolé quand Mara m’a dit que Elmo skypait avec Cookie Monster quand en fait, on le voyait dans une télévision encastrée dans les vieux meubles en bois de l’époque! Vive les vieux classiques!

Since then, we bought several DVDs and we are happy to hear them sing the songs of Mary Poppins or to learn some English while watching The Last Unicorn. The other day, I had a good laugh when Mara told me that Elmo was skyping with Cookie Monster! You could actually see Cookie Monster in an old wooden-frame TV! Long live to the old classics!

:: A photo that will make all my Waldorf friends cringe./Une photo qui révulsera mes amis Waldorf. ::
Aujourd’hui, elles choisissent d’elles-mêmes de regarder la télévision ou de ne pas la regarder quand on roule (honnêtement, elle est pas mal plus souvent ouverte que fermée!) et on est de plus en plus en paix avec ça. Ça me permet de réfléchir quand JF conduit et ça nous permet d’avoir de beaux moments ensemble à discuter sans qu’il n’y ait de petites oreilles attentives! Puis, je sais pertinemment que regarder le paysage défiler est beaucoup plus intéressant pour des adultes que pour des enfants. Je me souviens bien d’avoir fait le tour de la Gaspésie avec mon père à l’âge de 13 ans, allongée sur la banquette arrière du West, branchée sur mon Walkman à écouter du Iron Maiden, et mon père qui me taquinait en me disant toutes les beautés que je ne voyais pas dehors… Les temps changent!

Today, they choose by themselves to watch or not television when we are driving (honestly, it is quite often turned on!) And we are more at peace with it. It allows me to think while JF can drive peacefully and it allows us to have a nice moment together to discuss when there are no small attentive ears! Moreover, I know that watching the landscape is much more interesting for adults as for children. I remember having toured the Gaspésie with my father at the age of 13, lying on the back seat of the Westfalia, plugged into my Walkman listening to Iron Maiden, and my father was teasing me by describing all the beauties I was missing outside... Times are changing!

Bref, je ne peux pas dire que j’ai complètement laissé tomber le contrôle, mais que je ne contrôle pas l’enfant, mais plutôt son environnement, dans la mesure du possible. Par exemple, on essaie d’aller magasiner chez Cosco tôt le matin, avant que les démonstrations de nourriture ne soient commencées (source de bien des demandes d’achats…), on choisit des films qui leur conviennent et qui n’occasionneront pas de cauchemars, on va faire l’épicerie dans des magasins d’aliments naturels où la plupart des aliments sont sains et on peut dire oui à leurs demandes la plupart du temps.
:: Nobody is forced to drink green juice and green smoothies in our family. The girls came up with their own combination that they like. Here we have a green juice made by Aïsha (red grapes, parsley, kale and spinach in the Champion juicer) and a green smoothie by Mara (bananas, peaches, cherries, spinach and water) *The Bolthouse Farms bottle is great to carry our own smoothies while hiking./Personne n'est forcé à boire du jus vert ou des smoothies verts dans notre famille. Les filles inventent leurs propres combinaisons. Ici, on a jus vert d'Aïsha (raisins rouges, persil, kale et épinards passés au Champion) et un smoothie vert par Mara (bananes, pêches, cerises, épinards et eau, passés dans le Vitamix). *La bouteille Bolthouse Farms est idéale pour transporter nos smoothies en rando. ::

Anyway, I cannot say that I completely dropped control, but I do not control the child, I rather control her environment, when this is possible. For example, we try to go shopping at Cosco early in the morning before food demonstrations are started (a source of many purchase requests...), we choose films that suit them and will not cause nightmares, we go grocery shopping in natural food stores where most foods are healthy and we can say yes to their requests most of the time.

Et est-ce que nos filles ont des tâches? Doivent-elles faire la vaisselle, faire leurs lits et sortir les vidanges? Non, pas du tout. Est-ce que je ne les éduque pas? Deviendront-elles des adultes malpropres qui ne rangent jamais leur chambre? Je ne pense pas. Mes filles sont les bienvenues à se joindre à nous si elles ont envie. Elles aident souvent à la préparation des repas, parce qu’elles aiment cela. Mathilde aime faire la vaisselle parfois, mais c’est surtout JF et moi qui nous en occupons. Est-ce que ça veut dire que c'est moi qui doit tout faire? Qu’apprennent les enfants forcés à accomplir des tâches? Les responsabilités? Non. La frustration plutôt. Je préfère de loin avoir une petite Mara qui dessine à côté de moi en chantonnant pendant que je lave la vaisselle! Excellent article sur les tâches ici.

And do my children have tasks? Do they have to wash the dishes, make their beds and take out the garbage? No, not at all. Am I failing to educate them? Will they be grown-ups that never clean up their rooms and live like slobs? I don’t believe so. My girls are welcome to join and help whenever they feel like doing so. They are often preparing meals because they love to do so. Mathilde likes to wash the dishes sometimes, but it’s mostly JF and I that do so. Does that mean I have to do everything? What do they learn by being forced to accomplish their tasks? Responsibility? No. Frustration. I’d rather have a happy little Mara drawing besides me while I was the dishes! Great article on chores here.

Si seulement on pouvait mettre nos peurs de côté et faire confiance. C’est tellement simple. Et tellement merveilleux pour les enfants, pour notre relation avec eux et pour tout le bonheur et la joie qui en découlent.

If only we could truly let go of our fears, and just trust. It is so very simple. And so empowering for children, so wonderful for our relationship and for the happiness and joy that come with it.

Excerpt from this excellent article that I highly suggest your read entirely:
In her book Kream discussed what many call “radical unschooling” (although just as many avoid labels altogether). Definitions will vary but for me “unschooling” or “natural learning” is allowing the child to define their own learning journey with no externally imposed curriculum or agenda.
“Radical unschooling” is a more recent term that often describes extending this trust and autonomy completely through the child’s life in all its many aspects.

At the time Anne and I were trying to create a very particular environment for our children that included no TV, mostly wooden and natural toys, organic non processed food and so on. The thought of letting go of this and letting our children choose was almost unimaginable. 

We had countless fears – my worst nightmare was that it would create self centered, selfish, junk food eating couch potatoes through permissive parenting. Even at my more optimistic moments food and TV were big concerns.

Yet we kept wondering, “what if it could work for us? What if we could let go of control and live joyous, healthy and rewarding lives while supporting the growth of empowered, caring and free children…”

Please comment if you'd like to discuss this more in depth!

N'hésitez pas à laisser un commentaire si vous voulez discuter de tout cela plus en détails!

Monday, October 29, 2012

Kodachrome State Park and Petrified Forest State Park

When I saw the name of that park (Kodachrome) on the map, all I could think about were the films I used to buy when I was taking pictures with my old Nikon FE. If I wanted a large arrays of blues and greens, I’d get Fuji films; for oranges and reds, I’d get Kodakchrome. I bet it’s a photographer that named that State Park…

Quand j’ai vu le nom de ce parc (Kodachrome) sur la carte, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux films que j’achetais quand je faisais de la photo avec mon vieux Nikon FE. Si je voulais avoir un grand éventail de bleus et de verts, je prenais des films Fuji; pour les oranges et les rouges, je choisissais Kodakchrome. J’imagine que c’est un photographe qui a baptisé cet endroit…

:: Needless to say, the oranges are pretty stunning… as well as the (ahem!) phallic chimneys… A good inspiring park for a honeymoon, I guess!/Inutile de le préciser, les oranges des rochers sont particulièrement impressionnants… tout comme les (ahum!) cheminées phalliques… Un lieu inspirant pour une lune de miel, je dirais! ::
:: Juniper tree: look at all the juniper berries on the ground! Un genévrier : regardez toutes les baies de genévrier au sol! ::

Petrified Forest State Park

Approximately 135 to 155 million years ago, trees up to 100 feet tall were uprooted and buried in mud during periods of flooding. Groundwater permeated the buried trees over millions of years. Because they were in an oxygen-free environment, the trees did not decay. Instead, through a complex process, silica solution in the groundwater replaced organic material in the tree, leaving the cell structure intact. The beautiful and varied colors of petrified wood are caused by the presence of other minerals that enter the wood during the petrifying process; iron oxydes produces orange, red and yellow, while manganese oxides creates blues, blacks and purples.

Il y a environ 135 à 155 millions d’années, des arbres allant jusqu’à 100 pieds de hauteur ont été déracinés et enfouis sous la boue pendant des périodes d’inondations. L’eau dans le sol a pénétré dans les arbres ensevelis pendant des millions d’années. Comme il s’agissait d’un environnement privé d’oxygène, les arbres ne se sont pas décomposés. À la place, grâce à un complexe processus, une solution de silice dans l’eau du sol a remplacé la matière organique dans l’arbre, laissant la structure cellulaire intacte. Les magnifiques couleurs variées du bois pétrifié sont causées par la présence d’autres minéraux qui sont entrés dans le bois pendant le processus de pétrification; l’oxyde de fer produit des teintes orange, rouges et jaunes, tandis que l’oxyde de manganèse crée des blues, des noirs et des mauves.

:: Walking on petrified wood/Les filles marchent sur du bois pétrifié ::
:: Look how even the bark has petrified! Regardez comment même l'écorce s'est pétrifiée! ::

To find joy, I had to learn to let go of control. The more I trusted my daughters, the more there was room for happiness in our lives. It’s thanks to Mathilde that I started on this path. Mathilde was clearly telling me that she wanted to feel in control of her life, her choices, her activities. In fact, it is the desire of every child, but let's just say that Mathilde was saying it loud and clear. It was she who, when I guided a watercolor à la Waldorf with my little song, a nice story learned by heart and that my little pupils had to wait patiently until everything was well in place first and then dutifully reproduce the colors I had made danced on paper, at 3 years old, wanted to paint what she wanted. Big deal? No, not really, but it was like that for everything. She was hurting the kittens on the farm, pinching my grandmother and so on. I was strongly advised to "break her" at the risk of her becoming tyrannical ... I remember one time when I felt overwhelmed, and I put her in her little crib (which she did not come out, even if she was capable of), under the orders of my grandmother... moments later, returning to myself, I went to pick her up. She held me so strongly against her tiny little body, and we cried together ... It is what led me to more freedom, more real respect. While she felt more responsible for her own life, the family climate improved. It was exponential (to be continued…).

Pour trouver la joie, j’ai dû apprendre à lâcher le contrôle. Plus je faisais confiance à mes filles, plus il y avait de place pour le bonheur dans nos vies. C’est surtout grâce à Mathilde que j’ai fait tout ce bout de chemin. Mathilde me disait clairement depuis longtemps qu’elle voulait se sentir en plein contrôle de sa vie, de ses choix, de ses activités. En fait, c’est le désir de tout enfant, mais disons simplement qu’elle, elle le disait haut et fort. C’est elle qui, quand je guidais une aquarelle à la Waldorf, avec ma petite chanson, une jolie histoire appris par cœur et que mes petites élèves devaient attendre bien patiemment que tout soit en place pour commencer et ensuite reproduire docilement les couleurs que j’avais fait danser sur mon papier, du haut de ses 3 ans, voulait peindre ce qu’elle avait envie. Big deal? Non, pas vraiment, mais c’était comme ça pour tout. Elle faisait mal aux chatons de la ferme, pinçait ma grand-mère et j’en passe. On me conseilla fortement de la « casser » au risque qu’elle devienne tyrannique… Je me souviens d’une fois, dépassée, où je l’ai mise dans son petit lit à barreaux (duquel elle ne sortait pas, même si elle en aurait été capable), sous les injonctions de ma grand-mère… Quelques instants plus tard, revenant à moi-même, je suis allée la rechercher. Elle m’a serrée si fort contre elle, et nous avons pleuré ensemble… C’est elle qui m’a guidée vers plus de liberté, plus de respect réel. Plus elle se sentait responsable de sa vie, plus le climat familial s’améliorait. C’était exponentiel (à suivre…).

:: The girls played at being in a hot tub for a while in there! Les filles ont joué à être dans un spa pendant un bout de temps ici! ::

Saturday, October 27, 2012

Adventure begins at the end of your comfort zone

When hiking outside of a national park, often the trails are not clearly indicated. Some wild places shoud stay wild. Finding a trail to a mountain top is one thing, but finding trails that leads to canyons that you can only see at the last minute is another story. Even with a good guide book, a stop at the closest visitor center to inquire about the conditions of the canyon you are planning to visit and a good sense of direction, you are not guaranteed to find your way easily. Even the driving directions to the trailhead aren’t all that clear.

Quand on fait de la randonnée à l’extérieur des parcs nationaux, souvent les sentiers ne sont pas clairement indiqués. Ils souhaitent que les endroits sauvages demeurent sauvages. Certains endroits sauvages doivent le demeurer. Trouver un sentier qui se rend au sommet d’une montagne est une chose, mais trouver les sentiers qui mènent à des canyons qu’on aperçoit seulement à la dernière minute est une tout autre histoire. Même avec un bon livre-guide, un arrêt au centre des visiteurs le plus proche pour s’informer des conditions du canyon que vous prévoyez visiter et un bon sens de l’orientation, vous n’êtes pas assuré de trouver votre route aisément. Même les directives pour se rendre en voiture au début du sentier ne sont pas très claires.

We arrived at the trailhead a little before noon. We had a quick lunch on a slickrock overlooking the canyon area we were planning to visit, warming ourselves up a bit from the freezing morning. On our way down, it was already unclear which way to go, but it was already very promising. Ten minutes into the hike, Mathilde declared it to be her best hike ever. After following some misleading cairns, we finally entered a canyon which we thought was Peekaboo and hiked about 1 km into it to run into an older couple wondering where they were. We pulled the maps and compass out and this is when we realized we were in Dry Fork, not Peekaboo. We turned around, happy that this mistake allowed us to explore yet another very different canyon. We didn’t know at this point that we were to live quite a unique adventure with this very couple… 

Nous sommes arrivés au début du sentier vers midi. Nous avons dîné au soleil sur un rocher surplombant les canyons que nous prévoyions visiter, afin de nous réchauffer un peu de la matinée glaciale. En descendant, le chemin à prendre n’était déjà pas clairement indiqué, mais l’endroit était prometteur. Après seulement dix minutes de marche, Mathilde a déclaré que c’était sa plus belle rando à vie. Après avoir suivi quelques cairns mal positionnés, nous sommes finalement entrés dans un canyon que nous croyions être Peekaboo et avons marché environ 1 km dedans avant de rencontrer un couple plus âgé qui se demandait où ils se trouvaient. Nous avons sorti les cartes et la boussole et c’est à ce moment-là que nous avons constaté que nous étions dans Dry Fork, et non Peekaboo. Nous sommes retournés sur nos pas, heureux de cette erreur qui nous avait fait découvrir un autre canyon encore différent de ceux que nous avions vus jusqu’ici. Nous ne savions pas encore à ce stade-ci que nous allions vivre une aventure bien spéciale avec ce couple…

:: Dry Fork ::

:: Dry Fork ::

:: Dry Fork ::
On our way out of Dry Fork, we met a group of people who confirmed us the right directions to go Peekaboo, warning us that they needed to use a rope to get into the mouth of Peekaboo. We decided to go check it out. Once we arrived, three women were trying to get down through Pekaboo’s mouth and the first one was in a precarious position… She started sliding down and JF positioned himself to catch her if needed (it was a tricky downclimb of about 20 feet on sandstone that had become very slick from overuse). Once the 3 of them were out, the older woman that accompanied us decided to see if the climb would be easier than the downclimb. Turned out it was. JF climbed up first and helped us all up. Once into Peekaboo, we were all in awe: the numerous arches, the way the light was filtering through and the tricky hike that was awaiting us. 

En sortant de Dry Fork, nous avons rencontré un groupe de personnes qui nous ont confirmé les directives pour se rendre à Peekaboo, en nous avertissant qu’ils avaient eu besoin d’une corde pour entrer dans l’embouchure de Peekaboo. Nous avons décidé d’aller voir ça. Quand nous sommes arrivés sur place, trois femmes essayaient de descendre de l’embouchure de Peekaboo et la première était dans une position précaire… Elle avait commencé à glisser et JF s’est placé sous elle pour l’attraper si nécessaire (il fallait dégrimper sur environ 20 pieds sur du grès qui était devenu lisse à force d’usure). Quand les 3 furent sorties, la femme plus âgée qui nous accompagnait décida de voir s’il serait plus facile de grimper que de dégrimper. Ce fut effectivement le cas. JF grimpa ensuite et nous aida toutes à monter. Une fois dans Peekaboo, nous étions tous bouche bée : les nombreuses arches, la façon dont la lumière entrait et les passages complexes qui nous attendaient. 

:: Peekaboo Canyon ::

:: Peekaboo Canyon ::

:: Peekaboo Canyon ::
About 5 minutes into Peekaboo, we met two German women who said we should definitely not go into Spooky with children because there was a 15 feet drop that they took 30 minutes to negociate... with a rope... I was not reassured, but I could hardly see ourselves downclimb Peekaboo’s mouth... At one point, the canyon was so narrow that we had to hike up out of it, walk along the rim and back into it when it became wider. When we reached the end of it (the wash), it was already 4 pm. We knew we had to hike east about 10 minutes to reach the wash of Spooky canyon, our only way out if we didn’t want to go through the scary downclimb at the mouth of Peekaboo. JF went to check if he could find the trail. The girls and I sat down with our new friends, shared a bit of our biographies and got back into hiking mode when we heard JF say he had found the trail (as much of a trail there can be in the sandy flats with only sagebrushes and cacti...).

Après 5 minutes dans Peekaboo, nous avons rencontré deux Allemandes qui nous ont fortement déconseillé d’aller faire Spooky avec des enfants à cause d’une falaise de 15 pieds qu’elles avaient mis 30 minutes à grimper... avec une corde... Je n’étais pas rassurée, mais je pouvais difficilement nous imaginer dégrimper l’embouchure de Peekaboo... À un certain point, le canyon était tellement étroit que nous avons dû remonter, marcher sur le bord et redescendre dedans à l’endroit où il s’élargissait à nouveau. Quand nous avons atteint le bout (le wash), il était déjà 16 h. Nous savions que nous devions marcher environ 10 minutes vers l’est jusqu’à l’embouchure de Spooky, la seule route de retour possible si nous voulions éviter de dégrimper l’entrée de Peekaboo.. JF est parti en éclaireur pour essayer de trouver le sentier. Les filles et moi nous sommes assises au soleil avec nos nouveaux amis, nous nous sommes raconté des bribes de nos vies et avons repris la marche dès que nous avons entendu JF dire qu’il avait trouvé le sentier (où ce qui peut ressembler le plus à un sentier dans le sable parsemé de buissons d’armoise argentée et de cactus...).
:: Peekaboo Canyon ::
Spooky canyon was spooky in a claustrophobic-physically-challenging-but-the-guidebook-did-not-said-we-needed-to-bring-a-rope kind of way... It also gets its name from its incredible narrowness... and the fact that the canyon walls are covered with daddy-long-legs at certain moment of the year (!)... About 5 minutes in, we met two families with children about the age of our girls that had done Spooky the other way. They said some of the children started to freak out (probably because of claustrophobia), but that it was super fun. Our older friends were already talking with other people that just came out of Spooky’s toughest drop and trying to figure out how to insert themselves into that scary drop. The gutsy Californian seventy-something woman started to slip herself under the giant boulders. We could hear her swear and then start to struggle when her foot got stuck. She finally managed the drop. Her friend followed, not more reassuring, saying we could probably pack the girls under that first big boulder, then JF could slide them towards him for the second drop... I was starting to freak out... JF went in. The girls were a bit worried for their papa... Then, after evaluating the area, JF suggested that I slip the girls down through another hole while balancing on a boulder myself... I didn’t feel I could do it. I said:

“JF, I am not having fun anymore. I don’t think we should do this.” I could only picture one of us with a broken leg or arm and how we would get out of here and how it would impact the next couple of months...

From below, he was starting to instruct me how to go down, then catch each girl. I could not figure out what he wanted me to do. This is when Mara looked down the hole and said: “It looks like so much fun, Mama. Let’s go!”

I turned around to see her sparkly brown eyes, took a deep breath and found enough strength to slide in.

JF finally climbed back up and told me where to put each foot, and walked me down slowly, until I landed on a dark spot in between the drops. With the help of our new friend, he lowered the girls one by one. Then, the fun began!

Le canyon Spooky (épeurant) était épeurant dans le sens de claustrophobique-exigeant-physiquement-mais-le-livre-guide-ne-disait-pas-qu’on-avait-besoin-d’une-corde... Il tire aussi son nom de son incroyable étroitesse… et du fait que ses murs sont couverts d’araignées à longues pattes à certains moments de l’année (!)… Après 5 minutes de marche dans le canyon, nous avons rencontré deux familles avec des enfants de l’âge de nos filles qui avaient fait Spooky dans l’autre sens. Ils nous ont dit que certains de leurs enfants avaient commencé à paniquer (sans doute à cause de la claustrophobie), mais que c’était vraiment un super beau canyon. Nos compagnons de route étaient déjà en train de parler avec d’autres personnes qui sortaient tout juste de la fameuse falaise de Spooky et ils essayaient d’évaluer comment ils pourraient s’y insérer. La téméraire Californienne de soixante-dix ans et des poussières commença à se glisser sous ces énormes roches prises entre les murs. Nous pouvions l’entendre jurer, puis essayer de déprendre son pied qui était resté pris entre deux rochers. Après un certain temps, elle réussit enfin à toucher terre. Son ami la suivit, pas tellement plus rassurant, disant que nous pourrions sans doute entasser les filles sous le premier gros rocher, puis que JF pourrait les faire glisser vers lui pour la deuxième descente… Je commençais à paniquer... JF s’inséra à son tour. Les filles étaient un peu inquiètes pour leur papa... Puis, après avoir évalué l’endroit, JF suggéra que je lui passe les filles pour qu’elles glissent vers lui par un autre trou tandis que j’étais moi-même à cheval sur un rocher suspendu… Je ne me sentais pas capable de faire cela. Je lui dis :

« JF, je n’ai plus de plaisir. Je ne pense pas qu’on devrait faire ça. » Je pouvais juste imaginer un de nous avec une jambe ou un bras cassés, et comment nous ferions pour sortir d’ici et comment cela affecterait les prochains mois...

D’en dessous, JF commença à me donner des instructions pour descendre pour que je puisse ensuite attraper chacune des filles, mais je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il voulait que je fasse. 

C’est à ce moment-là que Mara a regardé dans le trou et a dit : « Ça a l’air tellement l’fun, maman. On y va! »

En me retournant, j’ai vu ses petits yeux bruns qui brillaient, j’ai pris une grande respiration et j’ai fini par trouver la force de m’engouffrer à mon tour.
JF a finalement remonté et m’a montré où mettre chacun de mes pieds et m’a lentement guidé, jusqu’à ce que j’atterrisse dans un coin noir entre les deux descentes. Avec l’aide de notre nouvel ami, il descendit les filles une à une. Puis, la partie de plaisir a commencé! 

The canyon was so narrow, we had to take off our packs, throwing them down in some places before moving over a wave-like wall further down into the darkness of Spooky. There was only a little crack of light over our heads. In some spots, JF could barely fit sideways. He dropped his pack and tried to turn his head to see where it was, but could not even turn his head! He had to move backward to be able to bend and grab his pack! No wonder they do not recommend this place to overweight people! Even a muscular man could not get through and would need to climb up the hole we came through, go all the way down Peekaboo and do the downclimb. At this time of day, he would reach the mouth of Peekaboo in complete darkness, something no one wants to have to go through. Actually, once we went back to the Visitor Center to let them know that we had not been advised clearly about the skills required to do the canyon, they told us that a photographer once got trapped in the third canyon (a steeper one we did not even considered) for 5 days with half a sandwich and a small bottle of water until someone found him... So rule number one is: never go in if you think you won’t be able to go back this way, which is undeniably very hard to evaluate (what is easy to go down can be impossible to climb back and you need quite a bit of experience to evaluate that).... Rule number two: after every flash flood, the canyon’s layout can change dramatically and that even the best guidebook (published a couple years ago, and written a couple of years before that) cannot be relied on completely.

Le canyon était si étroit que nous devions enlever nos sacs à dos, les lancer devant nous à certains endroits avant de s’engouffrer entre les vagues de pierre dans l’obscurité de Spooky. Il y avait une petite fente de lumière au dessus de nos têtes. À certains endroits, JF pouvait à peine passer de côté. Il échappa son sac à dos et a essayé de se tourner la tête pour voir où il était, mais ne pouvait même pas tourner sa tête! Il a dû reculer pour pouvoir se pencher et attraper son sac! Je comprends qu’ils ne recommandent pas cet endroit aux personnes en surpoids! Même un homme un peu plus costaud que JF ne pourrait pas passer et aurait besoin de regrimper dans le trou à l’entrée de Spooky et revenir par Peekaboo. À cette heure du jour, il atteindrait l’embouchure de Peekaboo à la noirceur, ce qui n’est vraiment pas souhaitable. En fait, quand nous sommes retournés au centre des visiteurs pour leur dire que nous n’avions pas été bien informés des aptitudes nécessaires pour faire ces canyons le matin même, ils nous ont raconté qu’un photographe était resté pris dans le troisième canyon (encore plus difficile que nous n’avions pas considéré) pendant 5 jours avec une demi-sandwich et une petite bouteille d’eau avant que quelqu’un le retrouve... Alors, la règle numéro un est : si vous pensez que vous ne pourrez pas remonter par là, n’y monter pas et vice-versa, ce qui est indéniablement très difficile à évaluer, car ce qui se fait bien d’un côté peut être impassable de l’autre (et beaucoup d’expérience peut être nécessaire pour en juger). Règle numéro deux : après chaque crue soudaine, le canyon peut changer de façon assez draconienne et donc, il ne faut jamais se fier uniquement au meilleur livre-guide (publié il y a quelques années et donc écrit quelques années avant sa publication).

:: Spooky Canyon ::
I wish I had a GoPro camera (those little cameras that you attach to yourself) with me to give you a better idea of our adventure. We had the tripod with us, but the intensity of the atmosphere did not make it suitable for a photo of video moment. It’s impossible to describe, moving sideways in that water-carved space, moving along the cold waves of the rock, exhilarated and amazed... and a little spooked. . I was glad the girls had experienced rock climbing before, since canyoneering requires similar skills. It’s also hard to describe the feeling you get once you reach the end, safe and sound, under the beautiful sunset light... If our friends would not have been anglophones, we probably would have hugged, but we hugged with words, each of us very grateful for the presence of the other in this incredible adventure we had just shared. It was hard to imagine that those two persons were mere strangers 6 hours ago...

J’aurais vraiment aimé avoir une caméra GoPro (ces petites caméras qu’on attache sur nous) pour vous donner une meilleure idée de notre aventure. Nous avions le trépied avec nous, mais l’intensité du moment ne se prêtait pas à la prise de photos ou de vidéos… C’est impossible à décrire, les déplacements de côté dans ce petit corridor tracé par la force de l’eau, dans ces vagues de roches froides, l’exaltation et l’émerveillement... et un peu de crainte aussi. J’étais bien heureuse que les filles aient fait de l’escalade auparavant, étant donné que le canyoning fait appel à des habiletés semblables. C’est aussi difficile de décrire le sentiment qui nous habite quand on ressort, sain et sauf, dans la magnifique lumière du soleil couchant... Si nos amis n’avaient pas été anglophones, nous nous serions sans doute sautés au cou, mais nous l’avons fait avec nos mots à la place, chacun de nous exprimant la gratitude de la présence de l’autre dans cette incroyable aventure que nous venions de vivre. C’était dur d’imaginer que ces deux personnes étaient de pures inconnues à peine 6 heures auparavant... 

:: Even the moon was there to celebrate with us!/
Même la lune est sortie pour célébrer avec nous!
What a lesson for the girls. Learning to trust, to trust their strong little bodies, their gut feeling, trusting their papa calmly leading us through this, trusting that a stranger speaking to you in a language that you can’t even understand will catch you. What a lesson in self-confidence. I was so proud to have done this, alongside my girls, proud that my little Mara’s excitement gave me the boost I needed to keep going, proud that I did not let fear win this time around.

When we reached the upper plateau, a mere 45 minutes before darkness, we felt so alive, so vibrant, we could not stop smiling and saying how great an adventure we had lived.

That day, nobody asked for a break, nobody complained of hunger or tiredness. The girls were totally digging this adventure, totally up for this challenge. I was so proud of them, so proud to be there mother, so blessed to be living this exciting life with them and my best friend ever, their wonderful dad.

Quelle leçon pour les filles. Une leçon de confiance, de confiance en leurs propres petits corps solides, leur instinct, de confiance en leur papa qui nous a calmement guidées à travers cela, de confiance qu’un étranger qui s’adresse à elles dans une langue qu’elles ne pouvaient pas comprendre allait les attraper. Quelle leçon de confiance en soi aussi. J’étais tellement fière d’avoir accompli cela, avec mes filles, fière que l’enthousiasme de ma petite Mara m’ait donné l’énergie dont j’avais besoin pour continuer, fière que la peur n’ait pas gagné cette fois-ci.

Quand nous avons atteint le plateau supérieur, seulement 45 minutes avant la noirceur, nous nous sentions tellement vivants, on ne pouvait pas arrêter de sourire et de parler de cette incroyable aventure qu’on venait de vivre.

Cette journée-là, personne n’a demandé à faire une pause, personne ne s’est plaint de faim ou de fatigue. Les filles étaient totalement immergées dans cette aventure, entièrement à la hauteur du défi qui se présentait à elle. Je suis tellement fière d’elles, fière d’être leur maman, heureuse de vivre cette vie exaltante avec elles et avec mon meilleur ami, leur merveilleux père.

Et un petit montage vidéo rigolo de nos récentes aventures! Venez avec nous au pays des merveilles de Bryce Canyon et dans les profondeurs de Spooky canyon!

And a funny little video of this week's adventures! Come with us in Bryce Canyon fairyland and in the depth of Spooky canyon!